En visionnant une vidéo d’Edgar Grospiron, notre ex-champion de ski, je trouve un triptyque de la performance que je vous fais partager :

Première question : faut-il être motivé pour réussir ?

Dans sa préparation des jeux olympiques, Edgar Grospiron estime que « tourner autour des bosses, son cœur de métier, lui prenait 5 mn sur 8 heures et que le reste était de la contrainte (échauffement, musculation, endurance, téléski…) ». C’est la motivation qui permet de surmonter toute les contraintes. S’il n’y a pas un vrai plaisir, une vraie envie, la contrainte va vite prendre le dessus. Et le plaisir va s’évaporer, et quand il n’y a plus de plaisir, il ne peut plus y avoir de performance.

 

 

Et l’entrepreneur avec ça ?

La motivation n’étant pas un don du ciel, l’entrepreneur doit la cultiver. C’est une énergie qui peut fluctuer, qui se transmet et se reçoit. Etre attentif à entretenir cette motivation permet d’accepter la contrainte et de la transformer en quelque chose de plaisant, avec la conviction que c’est la voie incontournable pour gagner.

L’entretien de la motivation se fait par une vision qui a du sens, qui s’actualise, et qui se conjugue à une stratégie.

C’est aussi un plaisir qui se cultive en se centrant sur ce qu’on sait très bien faire. Le métier c’est ce qu’on sait bien faire. En France, la culture dominante est encore celle de la focalisation sur ce qui ne va pas, sur les points faibles, avec l’idée qu’en essayant de les corriger ou de les compenser, on va devenir bon. 15 années de formateur en techniques de vente et de négociation m’ont appris que les bons vendeurs n’étaient pas ceux qui maîtrisaient les  six étapes de la vente, comme on leur enseignait, mais ceux qui avaient développé un point fort jusqu’à devenir excellents. Pour certains c’est le relationnel, pour d’autres la qualité de l’écoute du client, pour d’autres l’argumentation etc. La maîtrise de chaque étape ne fait pas nécessairement le bon vendeur.

Gagner en capitalisant sur ce que je sais faire de mieux permet de devenir bon même là où on est moins bon.

Alors c’est quoi un bon patron ?

« C’est celui qui sait créer un espace d’aventure et de conquête pour que chacun de ses collaborateurs y voit un lieu d’accomplissement » . Je trouve cette définition d’Edgar Grospiron exaltante….

Le métier de dirigeant consiste à faire réussir ses collaborateurs dans leurs aspirations et leurs résultats, pas de piloter à la carotte et au bâton, pas de fixer des objectifs toujours plus ambitieux.

Comment ? En créant les conditions de la réussite. Et ces conditions il en voit trois :

  • Avoir le sentiment de grandir
  • D’avoir sa vie en main
  • D’être heureux dans ce qu’on fait

Alors le résultat arrive. On ne peut jamais être sûr du résultat, on ne peut que créer les conditions pour que ça réussisse.

On touche là à notre cœur de métier de consultant, et à ce qui en constitue le vecteur principal de motivation : accompagner les entreprises dans leur quête des meilleures conditions de la réussite, souvent dans un environnement complexe.

Etre « un bon patron » c’est créer les conditions de la réussite

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